fiche d’affaire — monotechnique — audit
Recharge de sept véhicules de service à La Rochelle et à Saintes
La Rochelle (17000) · livraison 2025
performance
Une borne mutualisée de 7 kW par site, quatre points de charge à La Rochelle et trois à Saintes · puissance utile calculée à 5,7 et 4,3 kW pour 400 et 300 kWh par semaine · alimentation de 22 kW tétrapolaire, deux bornes en réserve, sans modification du raccordement · 48 970,25 € HT de travaux en deux mois
À La Rochelle et à Saintes, la Caisse primaire d’assurance maladie de la Charente-Maritime s’est équipée d’une station de recharge pour ses véhicules de service. FT2E a conçu et suivi l’infrastructure en contrat direct, de l’avant-projet à la réception. Le dimensionnement part de l’usage : 500 km par semaine et par véhicule, 14 h de stationnement par nuit, soit 5,7 kW utiles à La Rochelle et 4,3 à Saintes — une seule borne mutualisée de 7 kW par site, qui répartit la charge entre quatre points. L’amont, lui, est prévu large : un tableau divisionnaire alimenté en 22 kW, une borne par phase, deux emplacements libres pour passer à douze véhicules sans retoucher le raccordement. Deux mois de travaux sur des sites en activité, les bornes posées les 18 et 19 décembre.
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La Caisse primaire d’assurance maladie de la Charente-Maritime dispose de véhicules de service sur deux sites : quatre à son siège de la rue de Suède, à La Rochelle, trois rue René Cassin, à Saintes. Pour les recharger, elle a confié à FT2E, en contrat direct, la maîtrise d’œuvre complète d’une infrastructure de recharge pour véhicules électriques (IRVE), de l’avant-projet à la réception — l’électricité est le seul lot de l’opération. Le dimensionnement part de l’usage, pas de la prise ; l’amont, lui, est prévu pour douze véhicules.
L’enjeu : recharger sept véhicules sans toucher au raccordement
La mission est une mission de base : avant-projet, projet et dossier de consultation, assistance aux marchés, visa des études d’exécution, direction des travaux, réception. L’avant-projet commence par un état des lieux des installations existantes et de la puissance disponible sur chaque site — c’est lui qui établit la faisabilité. Deux contraintes cadrent l’étude. Les bâtiments restent en exploitation, avec leur desserte électrique maintenue pendant toute la durée des travaux. Et la puissance de raccordement de chaque site ne change pas, ce qui n’appelle aucune démarche auprès du gestionnaire de réseau : l’infrastructure doit tenir dans ce que les tableaux généraux fournissent déjà, tout en prenant en compte, selon les termes du contrat, « les perspectives d’évolution futures en termes de recharge de véhicules ».
La solution : une borne de 7 kW pour quatre véhicules
Chaque véhicule parcourt au plus 500 km par semaine ; à 20 kWh aux 100 km, la flotte de La Rochelle demande 400 kWh par semaine, celle de Saintes 300. Les véhicules stationnent de 18 h à 8 h, soit 14 h de charge par nuit et 70 h sur cinq nuits. La puissance utile ressort à 5,7 kW à La Rochelle et à 4,3 kW à Saintes. Une seule borne monophasée de 7 kW par site suffit donc : mutualisée, elle alimente jusqu’à quatre points de charge et répartit les cycles de recharge entre eux. À La Rochelle, elle dessert quatre points ; à Saintes, trois, le quatrième raccordement restant disponible.
La solution retenue pour les deux sites a été développée et brevetée par une société de Charente-Maritime, TEMLAB.
L’amont est dimensionné plus large. Chaque tableau divisionnaire IRVE est alimenté depuis le tableau général du site en 22 kW tétrapolaire, derrière un disjoncteur différentiel 4 × 63 A sélectif ; il reçoit un interrupteur général de 80 A, un arrêt d’urgence à l’extérieur du local, une protection parafoudre et un départ 2 × 40 A à différentiel 30 mA immunisé pour la borne. Deux emplacements identiques restent libres, et le synoptique les pose chacun sur une phase : trois bornes monophasées de 7 kW, une par phase, soit douze véhicules au total, sans retoucher le tableau général ni le raccordement. C’est la réserve de 14 kW qu’annonce le descriptif.
En aval, le lot est complet. Tranchées et fourreaux séparés pour l’énergie et la communication, regards distincts, réfection de l’enrobé à La Rochelle, où le réseau traverse la voirie ; câbles de 35 mm² entre le tableau général et le tableau IRVE, de 10 mm² jusqu’à la borne, de 6 mm² doublés d’une liaison de communication de catégorie 6A jusqu’à chaque potelet. Les points de charge, à prise T2S et câble attaché de 4 m, sont posés à raison d’un ou deux par potelet, scellé à un massif béton, avec une signalisation lumineuse en façade. Un lecteur de badge déporté, avec afficheur, ouvre la charge : chaque badge est associé à un point de charge, ce qui permet de lire la consommation de chaque véhicule sur une période donnée — deux badges par emplacement, huit à La Rochelle, six à Saintes.
Les particularités : deux mois de chantier sur deux sites en activité
Le marché de travaux, en lot unique, est notifié le 16 octobre 2024 à une entreprise d’électricité justifiant d’une qualification IRVE. FT2E dépose la déclaration de projet de travaux auprès des exploitants de réseaux dès le 25 octobre. Le chantier commence par Saintes, dont le local technique est mitoyen du parking : tranchées ouvertes le 12 novembre ; fourreaux, massifs et butées de parking achevés une semaine plus tard. À La Rochelle, les places sont neutralisées du 28 au 30 novembre pour la tranchée, et l’ouverture de la voirie est reportée au week-end. Le raccordement au tableau général impose une coupure générale du site : elle est fixée au samedi 14 décembre. Les bornes sont posées le 18 décembre à La Rochelle et le 19 à Saintes.
Le résultat : deux bornes, sept points de charge
Les opérations préalables à la réception ont lieu le 20 décembre 2024, à Saintes puis à La Rochelle : deux bornes, sept points de charge, deux tableaux divisionnaires prêts à recevoir quatre bornes de plus ; la réception et la levée des réserves suivent. Restent dus par le titulaire la formation de l’exploitant, le dossier des ouvrages exécutés et la garantie de parfait achèvement d’un an, assistance téléphonique comprise. Cette infrastructure de recharge relève du même format monotechnique que la passerelle de l’écluse du Carreau d’Or, où l’électricité était la seule technique de l’ouvrage, et que le restaurant scolaire de Villedoux, audité en contrat direct : un besoin précis, un interlocuteur unique et un calcul dimensionné sur l’usage. Comme au clocher Saint-Sauveur, la distribution électrique y commence par un bilan de puissance.
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