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fiche d’affaire — monotechnique — audit

Remplacement de la vidéosurveillance du centre hospitalier de Rochefort

Rochefort (17300) · livraison 2022

SCHÉMA DE PRINCIPE · DU SEUIL DE DÉFINITION AU CHOIX DE LA CAMÉRA Vidéosurveillance hospitalière Trois seuils de définition choisissent le matériel, puis prononcent la réception ÉTUDE — L’OBJECTIF DEVIENT UN SEUIL QUATRE TYPES DÉRIVÉS UN TRAIT POUR 5 px/ml, SUR UN MÈTRE DE SCÈNE Surveillance générale COMPRENDRE LES ACTIONS DANS LE CHAMP 60 px/ml Reconnaissance RECONNAÎTRE UNE PERSONNE SANS ZOOMER 125 px/ml Identification IDENTIFIER SUR LA VUE COMPLÈTE DU VISAGE 250 px/ml Type 1 2 MP FOCALE 4,7–94 mm · ZOOM OPTIQUE × 20 ILLUMINATEUR INFRAROUGE 150 m LES GRANDES DISTANCES, DE NUIT Type 2 5 MP FOCALE FIXE 1,45 mm · 180° × 120° ILLUMINATEUR INFRAROUGE 15 m LA SCÈNE PROCHE, DANS UN RAYON DE 5 m Type 3 2 MP FOCALE VARIABLE 4–9 OU 12–40 mm · 70° ILLUMINATEUR INFRAROUGE 30 OU 50 m LA MÊME EXIGENCE JUSQU’À 20 m Type 4 5 MP DÔME · FOCALE VARIABLE 4–9 mm ILLUMINATEUR INFRAROUGE 30 m L’INTÉRIEUR, DANS UN RAYON DE 10 m RÉCEPTION — CHAQUE VUE VÉRIFIÉE SUR LE SEUIL QUI A CHOISI SA CAMÉRA Ce qui a choisi la caméra est ce qui la reçoit : le seuil de définition, mesuré sur la vue. ROCHEFORT · DEUX SITES · 2022
TROIS SEUILS, QUATRE TYPES SURVEILLANCE 60 px/ml RECONNAISSANCE 125 px/ml IDENTIFICATION 250 px/ml TYPE 1 2 MP 4,7–94 mm · ZOOM × 20 TYPE 2 5 MP 1,45 mm · 180° TYPE 3 2 MP 4–9 / 12–40 mm TYPE 4 5 MP DÔME · 4–9 mm RÉCEPTION · VUE PAR VUE
ROCHEFORT · DEUX SITES · 2022 Planche FT2E — zonage SSI
Planche FT2E — zonage SSI

performance

Trois objectifs de prise de vue quantifiés en pixels par mètre : identification à 250 px/ml au moins, reconnaissance à 125, surveillance générale à 60 · quatre types de caméra dérivés de ces seuils, de 2 à 5 MP, focales de 1,45 à 94 mm, illuminateurs infrarouges de 15 à 150 m de portée · précâblage de classe EA en catégorie 6A, 500 MHz et 10 Gb/s sur 100 m de cuivre au plus, bascule sur fibre optique au-delà de 90 m · alimentation des caméras par le câble de données en PoE+ · stockage en RAID 5 doublé dans un second local, rétablissement garanti sous 4 h sur panne majeure · délai de travaux de trois mois, période de préparation et réception comprises

Le centre hospitalier de Rochefort remplace son système de vidéosurveillance sur deux sites, l’hôpital et le pôle de gérontologie. FT2E en a conduit la maîtrise d’œuvre complète, du diagnostic à la réception, sur un lot technique unique. Le cahier des charges ne commence pas par du matériel : il pose trois objectifs d’exploitation — identifier, reconnaître, surveiller — et les convertit en une seule grandeur, la densité de pixels sur le champ. Identifier demande 250 px/ml, reconnaître 125, comprendre 60 ; de ces seuils et des distances à couvrir se déduisent quatre types de caméra, chacun avec sa focale et la portée de son illuminateur. La même grandeur revient à la fin : la réception ne vérifie pas des équipements, elle vérifie chaque vue.

Lire le détail de l’affaire

Le centre hospitalier de Rochefort a engagé le remplacement et le renforcement de son système de vidéosurveillance, dans le cadre d’un plan particulier de mise en sûreté et à la suite des préconisations d’un référent sûreté de la police nationale. Il ne s’agissait pas d’ajouter des caméras à un système vieillissant, mais de le refaire : images en haute définition, surveillance de nuit par illuminateurs infrarouges, exploitation réunie sur un poste dédié et sur une architecture entièrement en réseau. Le groupe hospitalier de La Rochelle-Ré-Aunis, établissement support du groupement hospitalier de territoire, a confié à FT2E la maîtrise d’œuvre complète de l’opération, du diagnostic à la réception, en direct et sans architecte. Les courants faibles en sont la seule technique, ce qui range l’affaire parmi les missions monotechniques du bureau.

L’enjeu : un système de sûreté qui ne peut pas s’interrompre

L’opération porte sur deux sites — l’hôpital et le pôle de gérontologie — et a fait l’objet de deux contrats de maîtrise d’œuvre distincts, un par site, pour une seule conduite de chantier et des comptes rendus communs. Un hôpital ne ferme pas pendant ses travaux, et un système de sûreté ne se coupe pas davantage. Le cahier des charges en tire une prescription qui commande tout le déroulement : l’installation existante reste opérationnelle pendant toute la durée du chantier, et sa dépose n’intervient qu’après la bascule sur les nouvelles installations. Au calendrier d’exécution, la dépose est l’avant-dernière tâche, juste avant la réception ; sur deux zones sensibles, le maintien de l’ancien système a été prolongé au-delà, le temps que les interfaces de report sur écrans soient en service.

Le reste des contraintes découle du même principe. Les interventions peuvent être décalées pour ne pas perturber l’exploitation, notamment aux urgences et dans les zones d’accueil du public. Toute intervention en service médicalisé fait l’objet d’une fiche validée par le maître d’ouvrage et le service hygiène. La desserte électrique de tous les locaux restant en activité doit être maintenue, et chaque intervenant s’identifie au poste de sécurité à son arrivée comme à son départ. L’installation relève par ailleurs d’une autorisation préfectorale, dont le dossier — demande d’autorisation, affiche d’information du public, attestation de conformité aux normes techniques, rapport de présentation des finalités — a été instruit pendant le chantier.

Trois seuils de définition, et c’est le seuil qui choisit la caméra

Le cahier des charges pose d’abord ce que l’exploitation doit pouvoir faire, en trois niveaux, et convertit chacun en une grandeur unique : la densité de pixels sur le champ observé, exprimée en pixels par mètre. Identifier formellement une personne, sur la vue complète du visage et sans zoomer, demande au moins 250 px/ml. La reconnaître en demande 125. La surveillance générale — comprendre les actions qui se déroulent dans le champ — en demande 60.

De ces trois seuils, et des distances à couvrir, se déduisent quatre types de caméra. Le premier est une caméra de 2 MP à longue focale variable, dotée d’un zoom optique et d’un illuminateur infrarouge de 150 m de portée à angle variable, pour les grandes distances de nuit. Le deuxième est une caméra de 5 MP à focale fixe de 1,45 mm, qui couvre 180° à l’horizontale et 120° à la verticale sans zone morte, au prix d’une image courbée. Le troisième, de 2 MP à focale variable, tient la reconnaissance jusqu’à 20 m sur un angle plus fermé. Le quatrième est un dôme de 5 MP réservé à l’intérieur, où l’identification est exigée à courte distance. Aucun de ces choix n’est laissé à l’appréciation : dès l’avant-projet, l’angle réel de couverture et les zones de définition obtenues sont calculés caméra par caméra par un logiciel dédié. Le dimensionnement se déduit ici d’un seuil, comme la puissance d’une borne se déduit d’un usage aux bornes de recharge de la caisse primaire — il ne s’estime pas.

La même grandeur prononce la réception

C’est ce qui distingue cette affaire, et c’est une boucle plutôt qu’une chaîne. La densité de pixels ne sert pas seulement à choisir le matériel en phase d’étude : elle revient à la fin, inchangée, comme critère de recette. La mission d’assistance aux opérations de réception ne se borne pas à vérifier des équipements posés : elle vérifie chaque vue, une par une, en présence du maître d’ouvrage et de la maîtrise d’œuvre. Le calendrier d’exécution intitule sa dernière tâche « Validation des vues / Réception ». Les comptes rendus de chantier portent une rubrique « Réception des vues ». Ce qui a choisi la caméra est ce qui la reçoit, et une caméra conforme au descriptif mais dont la vue n’atteint pas son seuil n’est pas réputée reçue.

Le réseau porte l’image et l’énergie

L’architecture repose entièrement sur le protocole réseau, et le précâblage en est le support commun. Il est de classe EA en catégorie 6A, ce qui autorise 500 MHz de bande passante et 10 Gb/s sur un lien de cuivre de 100 m au plus ; au-delà de 90 m entre un poste et son répartiteur, le transport bascule sur fibre optique. Le câble arrive directement sur la caméra par connecteur, sans point de coupure supplémentaire, et il porte aussi son alimentation : en PoE+, une seule liaison achemine l’image et l’énergie, ce qui supprime toute alimentation locale.

La topologie est une étoile optique établie au répartiteur général, d’où partent des rocades en fibre vers les sous-répartiteurs, chacun équipé d’un commutateur à ports PoE+ et d’un port optique. Les répartiteurs existants ont été adaptés plutôt que remplacés — un bandeau de prises et un commutateur y suffisent, là où les remplacer aurait été plus simple : c’est la même économie de moyens qu’à la chaufferie de l’école de La Flotte-en-Ré, où l’infrastructure irréversible seule a été dimensionnée large. La disponibilité, elle, est traitée en couches : alimentation par onduleur depuis le tableau divisionnaire de zone, alimentation redondante sur le cœur de réseau, enregistrement en RAID 5 avec disque de réserve, et un second stockage de capacité identique dans un autre local. Le rétablissement est garanti sous 4 h sur panne majeure. Une prescription mérite d’être relevée : le cahier des charges exige que le système d’exploitation soit interopérable, et déclare non conforme toute offre reposant sur un système fermé.

Le résultat

Les travaux ont été conduits en lot unique par un groupement de deux entreprises, sur un délai contractuel de trois mois incluant la période de préparation et la réception, et le partage des tâches y dit quelque chose du métier : la part revenant à la conception, à la mise en service, au paramétrage et à la formation l’emporte sur celle du précâblage et de la pose. L’avancement relevé en cours de chantier suit la logique de la bascule — les équipements actifs étaient achevés quand les caméras l’étaient à 70 %, le réseau étant terminé avant ce qu’il doit transporter.

FT2E avait déjà conduit une mission de même nature pour ce maître d’ouvrage, sur le centre hospitalier Marius Lacroix à La Rochelle, et intervient à Rochefort sur d’autres bâtiments et d’autres techniques — de la reprise des lots techniques de la maison de Pierre Loti au plan de comptage de l’énergie de chauffage du site Airbus. D’un dossier à l’autre, la constante est la suivante : une mission bornée à une technique, tenue de bout en bout, et un critère de performance choisi assez tôt pour qu’il serve encore le jour de la réception.

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