fiche d’affaire — études d’exécution / bim
Plan de comptage de l’énergie de chauffage du site Airbus de Rochefort
Rochefort (17300) · livraison 2025
performance
Quatre chaufferies gaz et 18 départs secondaires · sept compteurs d’énergie existants, 18 à installer, du DN 40 au DN 200 · le compteur sur le retour, entre deux longueurs droites de cinq diamètres · un bâtiment trop ramifié compté par soustraction · une priorisation en cinq rangs, les bâtiments non isolés d’abord
Sur le site Airbus de Rochefort, quatre chaufferies gaz alimentent 18 départs de chauffage, et sept seulement sont comptés. Equans, qui met en place les compteurs d’énergie, a confié à FT2E la réalisation d’un plan de comptage. Le rapport pose la règle — un compteur sur le retour, entre deux longueurs droites de cinq diamètres —, puis l’applique chaufferie par chaufferie : 18 compteurs à installer, du DN 40 au DN 200, chacun désigné sur une photographie. Là où un bâtiment se ramifie trop pour être compté directement, un compteur général sur le retour le mesure par soustraction des trois autres. Sans audit énergétique, le rapport classe enfin les bâtiments par déperditions apparentes et dit où poser d’abord : les quatre bâtiments non isolés de la chaufferie O.
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Sur son site de Rochefort, rue de l’Arsenal, Airbus chauffe ses bâtiments depuis quatre chaufferies gaz. Pour suivre la consommation de chauffage bâtiment par bâtiment, il faut des compteurs d’énergie — et savoir où les poser. Equans, qui met ces compteurs en place, a confié à FT2E le plan de comptage : le bilan des sept compteurs existants, l’implantation de 18 compteurs à installer, du diamètre nominal (DN) 40 au DN 200, et l’ordre dans lequel les poser. Une mission d’étude confiée par l’installateur — comme le calcul de charges de l’École des douanes.
L’enjeu : lire chaque bâtiment sans instrumenter chaque tuyau
La proposition de septembre 2023 définit une mission d’ingénierie « dans le cadre de la mise en place de compteurs d’énergies pour suivre les consommations de chauffage des bâtiments du site ». Elle comprend une visite du site — relevé des compteurs existants dans les chaufferies, repérage des réseaux de chauffage principaux et des sous-stations, proposition de compteurs complémentaires —, une réunion de travail avec le service d’Airbus qui gère les installations de chauffage, l’analyse des schémas de principe, puis un rapport technique et des plans de synthèse sur le plan de masse.
Le site compte quatre chaufferies gaz et 18 départs secondaires. La chaufferie CH en alimente huit, dont cinq sont déjà comptés ; la chaufferie V en alimente cinq, dont deux le sont ; la chaufferie Vauban en alimente quatre, sans aucun compteur ; la chaufferie O n’a qu’un départ, pour quatre bâtiments. Sept compteurs existent, et il en manque 18 pour lire chaque bâtiment — et chaque circuit, là où une sous-station en sépare plusieurs.
La méthode : le retour, cinq diamètres et une soustraction
Le rapport pose d’abord ses règles. Un compteur d’énergie se place en général sur le retour du réseau de chauffage. Il exige une longueur de tuyauterie libre en amont et en aval, exprimée en diamètres de la canalisation : sur un DN 50, cinq diamètres, soit 250 mm de part et d’autre. C’est ce qui décide, chaufferie par chaufferie, de l’endroit exact où poser l’appareil. Chaque compteur reçoit un nom qui dit sa chaufferie, son bâtiment et son rang : CO-B1 est le premier compteur du bâtiment B, alimenté par la chaufferie O.
La chaufferie O illustre le cas le plus délicat. Son départ unique alimente les bâtiments A, B, C et D. Le réseau du bâtiment A se ramifie en une multitude de branches ; le compter directement obligerait à poser un compteur sur chacune. Le rapport préfère un compteur général sur le retour, en DN 200, et compte le bâtiment A par soustraction des trois autres. Le bâtiment D reçoit un compteur en DN 125 sur son retour, le bâtiment C un DN 100 ; le bâtiment B en reçoit trois — un DN 50 après le circulateur, un DN 65 et un DN 40 sur les réseaux des aérothermes. Six compteurs, et les quatre bâtiments se lisent.
Chaque compteur est raccordé électriquement, depuis l’armoire de la chaufferie ou l’armoire la plus proche, et à la gestion technique centralisée (GTC) lorsqu’elle est présente dans la même armoire.
Les particularités : 18 compteurs, chaufferie par chaufferie
À la chaufferie CH, trois compteurs complètent les cinq existants : le départ administration en DN 65 et le départ CH5 en DN 100, tous deux sur le retour, et le départ CH4 en DN 100, sur l’aller. À la chaufferie Vauban, six compteurs : le bâtiment Louvois en DN 50, le bâtiment Liedot 1 sur deux canalisations en DN 80, et la sous-station du bâtiment Liedot 2 sur chacun de ses trois circuits — les cassettes à eau des bureaux en DN 80, les panneaux rayonnants des vestiaires, dont le réseau chemine en faux plafond et dont le diamètre attend le dossier des ouvrages exécutés, et les centrales de traitement d’air des ateliers en DN 65. À la chaufferie V, trois compteurs : le bâtiment V en DN 125 et le bâtiment L en DN 100, tous deux à l’intérieur du bâtiment — pour le premier, il faudra démonter le plafond de la salle de repos, le passage étant trop étroit —, et le bâtiment logistique en DN 80, en chaufferie.
Le plan de comptage reporte les 18 compteurs sur le plan de masse du site, une hachure par chaufferie distinguant les bâtiments qu’elle dessert. Il est diffusé en trois indices, de décembre 2023 à avril 2024, avec le rapport.
Le résultat : une priorisation sans audit
Le rapport d’avril 2024 ajoute ce que la commande ne demandait pas : un ordre. Sans audit énergétique du site, il classe les bâtiments selon leurs déperditions apparentes et désigne ceux où le comptage est prioritaire. D’abord les bâtiments A, B, C et D de la chaufferie O — enveloppe non isolée, simple vitrage, canalisations non isolées ; puis les bâtiments logistique, L et V ; puis CH1, CH2, CH3 et l’administration, où deux bâtiments sont en paroi métallique simple peau ; puis Louvois ; enfin Liedot 1 et Liedot 2, récents et correctement isolés. Sur un site industriel, comme à l’atelier Dufour Yachts, à Périgny, l’étude s’arrête au rapport : les 18 compteurs, leur emplacement, leur ordre de pose. Comme au restaurant scolaire de Villedoux, la mesure vient d’abord — un audit ne se fait pas sans compteurs. Cette mission contractée avec l’entreprise relève, chez FT2E, des études menées pour le compte des installateurs sur les sites industriels du territoire.
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