fiche d’affaire — industriel
Ateliers de micro-production agroalimentaire Capsulae à La Rochelle
La Rochelle (17000) · livraison 2026
Dans la zone Agrocéan de La Rochelle, Capsulae construit un bâtiment neuf pour trois ateliers pilotes de micro-production agroalimentaire : lit d’air fluidisé, séchage par atomisation et pilote de recherche. FT2E est le bureau d’études fluides du groupement de maîtrise d’œuvre, en charge des lots électricité et chauffage-ventilation-plomberie-air comprimé. La difficulté tient à une interface : le bâtiment livre aux procédés leurs utilités — froid glycolé, air comprimé sec, eau chaude de nettoyage, électricité de procédé — tandis que les équipements de production sont installés par un intégrateur extérieur, hors marché bâtiment. Le chantier se déroule sur un site industriel en exploitation, avec un accès unique. L’opération est réceptionnée en 2026.
Lire le détail de l’affaire Replier
Rue Charles Tellier, dans la zone Agrocéan de La Rochelle, Capsulae — société du groupe Innov’ia — construit un bâtiment neuf pour accueillir trois ateliers pilotes de micro-production agroalimentaire : lit d’air fluidisé, spray drying (séchage par atomisation) et pilote R&D. FT2E est le bureau d’études fluides du groupement de maîtrise d’œuvre réuni autour de SD Architectes, avec le BET Boulard pour les structures et CGF Atlantique pour l’ordonnancement. Une mission complète, de l’avant-projet commandé en juillet 2022 jusqu’à la réception : conception et suivi des lots électricité et chauffage-ventilation-plomberie-air comprimé — 425 000 € HT de marchés sur une opération de douze lots estimée à 1 380 000 € HT.
L’enjeu : alimenter trois ateliers pilotes sans arrêter le site
Le projet s’installe sur un site industriel en exploitation : le nouveau bâtiment, sur deux niveaux, s’adosse au bâtiment IDCAPS existant, et la production continue à côté du chantier. Le programme classe chaque local en zone d’hygiène — élevée, moyenne ou de base — et organise les flux par des sas d’opérateurs et des sas matières premières / produits finis, avec vestiaires, stockage et zone technique à l’étage. La particularité du dossier tient en une phrase : le bâtiment doit livrer aux procédés leurs utilités — froid glycolé, air comprimé sec, eau chaude pour le nettoyage en place (NEP), électricité de procédé —, tandis que les équipements de production eux-mêmes sont installés par un intégrateur extérieur, hors marché bâtiment. FT2E a donc dimensionné les réseaux dès 2022 sur le bilan des utilités établi par le maître d’ouvrage, atelier par atelier, et le contrat de maîtrise d’œuvre comprend une mission de synthèse dédiée à cette interface entre le bâtiment et le procédé. L’atelier Dufour Yachts de Périgny illustre la même dépendance — c’est le débit d’air imposé au procédé qui y commande le dimensionnement du chauffage.
La solution : deux lots techniques taillés pour la production
Le lot chauffage-ventilation-plomberie (CVC) couvre les productions centralisées : une pompe à chaleur pour le chaud, un groupe froid à eau glycolée — régime 2/6 °C, 261 kW froid au plan de marché —, la production d’eau chaude sanitaire avec adoucisseur, et l’air comprimé. Les choix de matériaux suivent l’usage agroalimentaire : distributions extérieures et descentes d’air comprimé en inox, calorifuge injecté à finition inox dans les zones de production, attentes en limite de chaque atelier pour le raccordement des équipements. Le lot électricité, en courants forts comme en courants faibles (CFO/CFA), reprend le raccordement du site, le tableau général basse tension, l’éclairage — appareillage étanche et rehausses inox dans les zones d’hygiène —, l’éclairage de sécurité, le précâblage VDI (voix-données-images), l’alarme incendie, le contrôle d’accès et l’anti-intrusion, et les alimentations dédiées de chaque atelier. Les marchés ont été confiés à Eiffage Énergie Systèmes pour l’électricité (182 000 € HT à la commande) et à Azay Chauffage pour le lot CVC (243 000 € HT).
Les particularités : un programme qui a mûri avec le procédé
L’appel d’offres de février 2024 n’a pas été poursuivi : le maître d’ouvrage a fait évoluer son programme, et la maîtrise d’œuvre a repris projet, dossier de consultation et analyse des offres à l’automne 2024 — zone technique de l’atelier spray drying agrandie de 30 m² à l’étage, sas du lit d’air rehaussé de 2,50 à 3,50 m, trémies ajoutées au plancher et en toiture pour la logistique des ateliers. Les marchés ont été signés en janvier 2025 sur ce dossier recalé. Le chantier lui-même se déroule en site occupé, comme au siège de la RESE à Aigrefeuille-d’Aunis : un seul accès commun aux entreprises et au personnel du groupe, et la zone devant le bâtiment existant laissée libre pour ne pas entraver l’activité. L’interface avec l’installateur du procédé se règle en continu — alimentations électriques ajustées aux équipements réellement installés, réservations et sorties en toiture calées au fil des réunions de chantier.
Le résultat : une réception en 2026
Ouvert le 14 janvier 2025, le chantier a atteint le hors d’eau / hors d’air à l’été 2025 ; la 45ᵉ réunion de coordination s’est tenue le 28 janvier 2026. Après une prolongation liée aux approvisionnements et aux sols résine, l’opération est réceptionnée en 2026 — 476 m² de zones de production, laboratoires et locaux techniques aménagés.
Un projet similaire ?
Discutons de votre programme — nous identifierons les lots techniques à mobiliser.