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fiche d’affaire — industriel

Extension de l’atelier d’assemblage et bâtiment vestiaires d’AP Yacht, Marans

Marans (17230) · livraison 2023

SCHÉMA DE PRINCIPE · CE QUI RESTE AVANT LE PLAFOND RÉGLEMENTAIRE Atelier AP Yacht Deux zones conformes, et ce n’est pas la même exigence qui serre DEUX ZONES DE CALCUL RT2012 SOUS UN MÊME PERMIS · CHAQUE BARRE MESURE LA MARGE QUI RESTE AVANT LE PLAFOND, JAMAIS LA VALEUR ATTEINTE Restauration et vestiaires 854 m² DE SURFACE RT Hall de production 1 318 m² DE SURFACE RT REGISTRE 1 · LES DEUX EXIGENCES D’ÉNERGIE — MARGE EN % DU PLAFOND Besoin bioclimatique 0,28 % AU BORD 249,3 POUR 250 ADMIS Consommation conventionnelle 24,63 % 263,8 POUR 350 kWhep/m²/an Besoin bioclimatique 5,2 % 85,3 POUR 90,0 ADMIS Consommation conventionnelle 54,6 % 63,6 POUR 140,0 kWhep/m²/an REGISTRE 2 · LA TEMPÉRATURE INTÉRIEURE CONVENTIONNELLE — MARGE EN °C Température intérieure 1,8 °C 30,2 POUR 32 °C ADMIS Température intérieure 0,0 °C AU BORD 32 POUR 32 °C ADMIS LE CALCUL A ÉTÉ REPRIS DEUX FOIS INDICE PRO 1 — TOITURE ET PLANCHER INTERMÉDIAIRE · INDICE PRO 2 — FACTEUR SOLAIRE DE LA VOÛTE TRANSLUCIDE ET DES LANTERNEAUX DU HALL Chaque zone est confortable là où l’autre est au bord : aucune marge n’est transférable d’un calcul à l’autre. MARANS · 2 172 m² · 2023
DEUX ZONES, DEUX SERRAGES REGISTRE 1 · LES DEUX EXIGENCES D’ÉNERGIE — MARGE EN % DU PLAFOND REGISTRE 2 · LA TEMPÉRATURE INTÉRIEURE CONVENTIONNELLE — MARGE EN °C Restauration et vestiaires 0,28 % 24,63 % 1,8 °C Hall de production 5,2 % 54,6 % 0,0 °C AU BORD
MARANS · 2 172 m² · 2023 Planche FT2E — sankey énergie
Planche FT2E — sankey énergie

performance

Deux zones de calcul RT2012 sur un même permis : côté restauration-vestiaires, Bbio de 249,3 pour 250 admis, soit 0,28 % de marge, mais 1,8 °C de marge sur la température intérieure conventionnelle ; côté hall de production, Bbio à 5,2 % de marge et température à 32 °C pour 32 °C admis · Consommation conventionnelle sous son plafond des deux côtés : 263,8 pour 350 kWhep/m²/an aux vestiaires, 63,6 pour 140 au hall · Traitement d’air de l’atelier : deux centrales pour un débit nominal de 37 000 m³/h dont 5 000 m³/h d’air neuf, free cooling par caisson de mélange, COP de 4,1 et EER de 3,4 · Ventilation spécifique de 15 000 m³/h et captation à la source sur enrouleurs à ventilateur anti-étincelles · Vestiaires et réfectoire en double flux de 5 000 m³/h, échangeur à contre-courant d’efficacité au moins égale à 82 %, registres modulants pilotés par sonde de CO2 et sonde de présence, débit minimal à 10 % du nominal

À Marans, le constructeur de catamarans AP Yacht Conception a étendu son hall d’assemblage et construit un bâtiment de vestiaires et de réfectoire. FT2E y a tenu les lots fluides et électricité au sein du groupement de maîtrise d’œuvre, après un audit des installations de chauffage et de ventilation de l’atelier existant. Les deux bâtiments forment deux zones de calcul RT2012, conformes l’une et l’autre, mais ce n’est pas la même exigence qui serre : côté vestiaires, le besoin bioclimatique passe à 0,28 % près, quand la température d’été garde encore 1,8 °C ; côté hall, l’ordre s’inverse et c’est la température qui atteint exactement son plafond. Chantier achevé en 2023.

Lire le détail de l’affaire

À Marans, au nord de l’estuaire de la Sèvre Niortaise, AP Yacht Conception assemble des catamarans pour le groupe Catana, dans la zone industrielle de la Pénissière. L’opération confiée au groupement de maîtrise d’œuvre est double : étendre le hall d’assemblage, 1 168 m² de dallage quartz, et construire à côté un bâtiment neuf de vestiaires et de réfectoire. FT2E y est bureau d’études fluides, avec deux lots techniques — le chauffage, la ventilation, la plomberie et l’air comprimé d’une part, l’électricité courants forts et courants faibles de l’autre — et l’étude thermique réglementaire de l’ensemble.

L’enjeu : deux bâtiments, deux exigences

Le projet ne commence pas par un plan mais par un audit. FT2E est d’abord missionné pour examiner les installations de chauffage et de ventilation de l’atelier de production existant, et pour analyser les besoins actuels et futurs du bâtiment d’assemblage, notamment au regard des contraintes de la CARSAT, la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail. L’extension vient ensuite.

Les deux constructions relèvent de la RT2012, mais elles ne se ressemblent en rien. D’un côté un hall de 1 318 m² de surface RT, ouvert par deux portes sectionnelles de 10 m de passage sous 6 m, coiffé d’une voûte translucide, haut de 8,80 m sous bac. De l’autre un bâtiment de 854 m² qui abrite deux vestiaires pour 226 personnes, des sanitaires et un réfectoire. Le calcul les traite en deux zones séparées, avec des plafonds distincts.

Ce que le calcul a fait apparaître

Les deux zones sont conformes l’une et l’autre, mais ce n’est pas la même exigence qui serre. Côté restauration-vestiaires, le besoin bioclimatique s’établit à 249,3 pour 250 admis : il passe à 0,28 % près, quand la température intérieure conventionnelle garde encore 1,8 °C avant son plafond. Côté hall de production, l’ordre s’inverse : le besoin bioclimatique garde 5,2 % de marge, mais la température atteint 32 °C pour 32 °C admis — aucune marge. Sur la consommation conventionnelle, les deux zones ont du jeu : 24,63 % sous le plafond aux vestiaires, 54,6 % au hall, dont le calcul tombe à 63,6 pour 140 kWhep/m²/an admis.

Chaque bâtiment est donc confortable là où l’autre est au bord, et les deux reprises successives de la synthèse thermique le montrent geste par geste : la première porte sur la toiture et le traitement du plancher intermédiaire, qui sont des leviers du besoin ; la seconde sur le facteur solaire de la voûte translucide et des lanterneaux du hall, qui est un levier de la température d’été. C’est pourquoi la voûte est prescrite à 0,35 de facteur solaire d’été, la valeur la plus sévère du projet, quand les fenêtres du réfectoire sont admises à 0,50 ; et pourquoi la toiture des vestiaires reçoit une résistance thermique d’au moins 5,75 m²·K/W quand celle du hall se contente de 4,15.

Particularités : l’air de l’atelier, l’air des vestiaires

Les deux bâtiments ne respirent pas de la même façon. L’atelier reçoit deux centrales de traitement d’air pour un débit nominal de 37 000 m³/h, dont 5 000 m³/h d’air neuf : les 32 000 m³/h restants sont repris et recyclés, et un caisson de mélange à deux volets permet le free cooling dès que l’extérieur y suffit. L’air est diffusé par gaine perforée, dimensionnée pour garantir moins de 1 °C d’écart de température dans le volume. Une troisième centrale, de 15 000 m³/h, assure la ventilation spécifique, et la captation se fait au plus près du travail : des enrouleurs à bras articulé, équipés de ventilateurs centrifuges anti-étincelles, descendent aspirer à la source.

Les vestiaires et le réfectoire, eux, sont en double flux : 5 000 m³/h soufflés et repris à travers un échangeur à contre-courant d’au moins 82 % d’efficacité. Le débit y suit l’occupation plutôt que l’horaire — une sonde de dioxyde de carbone au réfectoire, une sonde de présence aux vestiaires, des registres modulants qui redescendent jusqu’à 10 % du débit nominal quand les locaux sont vides. Deux chaudières murales à condensation de 95,7 kW en cascade, au propane, chauffent le bâtiment et produisent l’eau chaude ; la chaufferie de l’atelier existant a été mise en conformité dans la même affaire, avec deux chaudières au sol de 488 kW.

Le chantier s’est déroulé sur une usine qui n’a pas cessé de produire. Côté électricité, aucune source nouvelle n’a été créée : les 478 kVA foisonnés que l’opération ajoute, réserve de 30 % comprise, sont pris sur un tableau général qui disposait de 1 000 kVA et n’en avait atteint que 400 — la même économie que sur l’extension du bâtiment de Fountaine Pajot à Aigrefeuille-d’Aunis. La pose de la cellule basse tension nécessitait une coupure générale, et devait donc se faire en horaire décalé ou le week-end. Le passage du pont roulant entre l’existant et l’extension a imposé de déposer quatre réseaux au droit de la jonction : robinets d’incendie armés, eau froide, air comprimé et chauffage.

Le résultat

Le chantier a été suivi en réunion du 8 septembre 2022 au 2 novembre 2023, sur 47 réunions dont le dossier conserve 45 comptes rendus ; aucun procès-verbal de réception n’y figure, et le classeur du bureau range l’affaire parmi celles finalisées en 2023. L’opération ajoute 2 172 m² de surface RT au site, en deux zones dont aucune n’a bénéficié du confort de l’autre : ce qui était acquis d’un côté ne pouvait pas être dépensé de l’autre. Deux calculs séparés, deux jeux de leviers, un seul permis. C’est le même genre d’arbitrage que sur le bâtiment d’assemblage d’avions VoltAero, où un unique toit couvre deux régimes de desserte, et sur l’atelier de composite de Dufour Yachts à Périgny, où ce sont les prescriptions de ventilation qui commandent le parti.

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