fiche d’affaire — industriel
Bâtiment d’assemblage d’avions VoltAero, aéroport de Rochefort – Saint-Agnant
Saint-Agnant (17620) · livraison 2024
performance
Calcul réglementaire RT2012 : consommation conventionnelle 40 % sous la référence · Traitement d’air tenant de 18 à 22 °C en atelier et de 19 à 21 °C en bureau · Air comprimé 6 bars asséché et huilé, distribué au maillage de plafond du hall, attentes arrêtées à 2,50 m · Triphasé de charge : 100 kW en bordure de ligne d’assemblage, 100 kW au local batterie et 100 kW au parking avion, pour 300 kW en continu au programme
Sur l’aéroport de Rochefort – Saint-Agnant, le syndicat mixte gestionnaire a fait construire un bâtiment d’assemblage final d’avions hybrides. Sous un même toit, une ligne de huit postes sans poteaux, sous 5 m de hauteur utile, et 300 m² de bureaux : deux régimes de desserte qui ne se ressemblent pas. Dans le hall, l’électricité, les données et l’air comprimé descendent d’un maillage de plafond au pas de 10 m, et les attentes s’arrêtent à 2,50 m ; dans les bureaux, tout monte de la plinthe, et ni l’air comprimé ni le triphasé de charge n’y entrent. FT2E a porté l’électricité, le chauffage, la ventilation, la plomberie, l’air comprimé, le calcul thermique et le photovoltaïque, affermi en cours d’opération. Réception en 2024.
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Sur l’aéroport de Rochefort – Saint-Agnant, le syndicat mixte qui gère les aéroports de La Rochelle – Île de Ré et de Rochefort – Saint-Agnant a fait construire un bâtiment industriel d’assemblage final d’avions. Il est occupé par VoltAero, qui développe un avion léger de moins de 5,7 tonnes à propulsion hybride, associant thermique et électrique. FT2E est le bureau d’études électricité et fluides du groupement de maîtrise d’œuvre réuni autour de SD Architectes, avec le BET Boulard pour les structures et un consultant aéroportuaire — un marché public de maîtrise d’œuvre notifié en octobre 2021, pour 19 mois d’exécution.
L’enjeu : une chaîne d’assemblage et un plateau de bureaux dans le même volume
Le programme est écrit par l’utilisateur, pas par la maîtrise d’œuvre, et il décrit deux mondes. D’un côté une ligne d’assemblage final en deux demi-lignes de 12 × 36 m au minimum, huit postes de travail, 5 m de hauteur utile, aucun poteau sur toute l’emprise, trois portes de piste de 5 × 15 m et une zone logistique à quai. De l’autre 300 m² de bureaux pour 22 personnes, cinq bureaux individuels, deux salles de réunion, une salle de télémétrie ouverte sur les pistes, et un local informatique de 10 m² sans ouverture, où l’humidité ne doit pas dépasser 55 %.
Ces deux mondes n’appellent pas la même desserte, et le programme le dit poste par poste. En atelier : 500 lux en LED, un réseau filaire de plafond suivant un maillage de 10 × 10 m, le 220 V et l’air comprimé à 6 bars asséché et huilé au même maillage, environ 5 kW à chaque poste de travail, et le triphasé de charge disponible en bordure de zone — 100 kW près des deux derniers postes de la ligne, 100 kW au local batterie de la logistique, 100 kW au parking avion, pour 300 kW en continu au total. En bureau : le 220 V, la téléphonie et les données en plinthe ou au centre des marguerites des plateaux ouverts, et deux mentions « sans objet » — le triphasé et l’air comprimé. Un même toit, donc, mais rien qui se ressemble d’un côté à l’autre du mur.
Le programme laisse enfin une question ouverte que la maîtrise d’œuvre doit trancher et justifier : les servitudes — compresseur, production de chaleur, ventilation, aspiration — vont-elles à l’intérieur ou à l’extérieur du bâtiment ?
La solution : chaque service à son régime
Le hall reçoit son air d’une machine de traitement thermodynamique et de gaines de soufflage, pour tenir de 18 à 22 °C dans un volume de 5 m sous poutre ; les bureaux reçoivent le leur d’une centrale de traitement d’air à groupes extérieurs, réglée de 19 à 21 °C. Le local informatique n’est pas traité par la centrale du plateau : il reçoit son propre groupe, posé sur la même dalle extérieure que les autres, parce que ses serveurs demandent un régime qui ne suit pas l’occupation des bureaux. Les notes de calcul des gaines de soufflage de l’atelier ont été demandées à l’entreprise, et nous les avons visées, et les buses posées en reprise ont été remplacées par des grilles, conformément au marché.
Côté électricité, l’alimentation vient d’un poste de transformation propre à l’opération — le transformateur a été livré en février 2024 — puis d’un tableau général basse tension raccordé en juin. La distribution suit ensuite les deux régimes du programme : chemins de câbles au plafond du hall, plinthes et boîtiers de sol dans les bureaux. Deux prises d’alimentation supplémentaires, en 220 V et en triphasé, ont été prévues pour l’aire d’essai moteur extérieure, à la demande de l’utilisateur en cours de chantier. L’étude d’éclairement a été remise à l’équipe de maîtrise d’œuvre au printemps 2024.
L’air comprimé est resté à l’extérieur : un local dédié, sur dalle et ossature indépendantes, posé au mois de mai 2024. C’est la même logique que celle retenue pour les ateliers pilotes de Capsulae, où le bâtiment produit ses utilités de procédé et les livre à des attentes en limite d’atelier, ou pour l’atelier Dufour Yachts : dans un bâtiment de production, les machines encombrantes et bruyantes ne prennent pas de place sous la charpente.
Les particularités : l’utilisateur consulté, et le photovoltaïque venu en cours de route
Une partie du dimensionnement dépendait de l’utilisateur, et il a fallu aller la chercher. Les caractéristiques dimensionnelles des compresseurs lui ont été demandées ; l’altimétrie des attentes d’air comprimé, laissée ouverte par le programme, a été confirmée à 2,50 m en avril 2024 ; et les réseaux que l’utilisateur avait signalés comme provisoires ont finalement été posés comme définitifs. Sur une chaîne d’assemblage, la cote d’une attente n’est pas un détail de second œuvre : c’est la hauteur à laquelle un opérateur branche son outil.
Le photovoltaïque n’était pas dans la tranche de base. C’était une prestation supplémentaire éventuelle, affermie par avenant en février 2024. Nous avons d’abord étudié la faisabilité de l’implanter sur la toiture de la zone logistique plutôt que sur celle du hall, puis fait valider le calepinage des modules et coordonné avec l’étancheur la crosse d’étanchéité au droit de l’onduleur. Le champ a été replacé une fois, après une mise à jour des plans d’architecte. FT2E et la même agence avaient déjà conduit ensemble la réhabilitation de l’ancien siège communautaire de Marennes, où le photovoltaïque était, lui, au cœur du programme.
Le calcul réglementaire conclut à une consommation conventionnelle inférieure de 40 % à la consommation de référence de la RT2012.
Le résultat : une réception en 2024, une dalle prête pour l’extension
La première réunion de coordination s’est tenue fin mai 2023, la dernière fin août 2024 : 39 comptes rendus de chantier en une seule série, 17 lots de travaux. La réception a été prononcée en 2024. La dalle de la future extension, d’environ 600 m², a été coulée avec le bâtiment et laissée prête à recevoir ses réseaux — la ligne d’assemblage peut gagner une tranche sans rouvrir le reste. Une étude complémentaire de cloisonnement, pour accueillir deux occupants distincts dans le même volume, a été commandée en juillet 2024.
Sur la même commune, FT2E porte par ailleurs les fluides de la résidence intergénérationnelle de Saint-Agnant.
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