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fiche d’affaire — tertiaire / erp · coordination ssi

Central Hostel, une auberge de jeunesse dans un immeuble du XVIIᵉ, La Rochelle

La Rochelle (17000) · livraison 2024

SCHÉMA DE PRINCIPE · ZONAGE ET MISE EN SÉCURITÉ INCENDIE Auberge Central Hostel Seize zones de détection sur six niveaux, une seule zone de mise en sécurité LA DÉTECTION · 16 ZONES SUR 6 NIVEAUX LA MISE EN SÉCURITÉ · UNE SEULE ZONE Combles ZDA C COMBLES ET VIDES DE PLUS DE 80 cm R+2 ZDA 2.1 · 2.2 + ZDM 2 CHAMBRES · CIRCULATIONS R+1 ZDA 1.1 · 1.2 · 1.3 + ZDM 1 CHAMBRES · LOCAUX · CIRCULATIONS Entresol ZDA E1 + ZDM E1 LOCAUX Rez-de-chaussée ZDA 0.1 · 0.2 · 0.3 + ZDM 0 CHAMBRES · LOCAUX · CIRCULATIONS Sous-sol ZDA SS1 + ZDM SS1 LOCAUX SSI de catégorie A ADRESSABLE POINT PAR POINT ALARME DE TYPE 1 · UNE UGA AU LOCAL DE BRASSAGE, RDC Zone d’alarme LES 16 ZONES · LE BÂTIMENT ALARME GÉNÉRALE SANS TEMPORISATION Zone de compartimentage 10 ZONES SUR 16 · LE BÂTIMENT PORTES À FERMETURE AUTOMATIQUE HORS CENTRALISATEUR Exutoires d’escalier COMMANDE MANUELLE · PAS DE CMSI Clapets coupe-feu AUTOCOMMANDÉS PAR FUSIBLE ZDA · DÉTECTION AUTOMATIQUE ZDM · DÉCLENCHEURS MANUELS TABLEAU DE CORRÉLATION : LES 16 ZONES COMMANDENT UNE ZA, 10 D’ENTRE ELLES UNE ZC · DÉSENFUMAGE SANS OBJET, LOCAUX DE MOINS DE 300 m² Seize zones disent où le feu a été détecté ; une seule dit ce qui se met en sécurité — le bâtiment. LA ROCHELLE · 1 025 m² · 2024
ZONAGE ET CORRÉLATION Combles R+2 R+1 Entresol RdC Sous-sol SSI catégorie A ALARME DE TYPE 1 ZA · le bâtiment 16 / 16 ZC · le bâtiment 10 / 16 HORS CENTRALISATEUR · EXUTOIRES D’ESCALIER · CLAPETS COUPE-FEU
LA ROCHELLE · 1 025 m² · 2024 Planche FT2E — zonage SSI
Planche FT2E — zonage SSI

performance

SSI de catégorie A et équipement d’alarme de type 1 sur un ERP de type O de quatrième catégorie avec activités de type N et L — seize zones de détection sur six niveaux, une zone d’alarme et une zone de compartimentage · Eau chaude sanitaire : deux chaudières gaz à condensation de 69,9 kW à préparateur intégré, 348 L en dix minutes à 60 °C chacune · 119 kVA de puissance utile au tarif C4

Rue de l’Escale, dans le centre ancien de La Rochelle, un immeuble du XVIIᵉ siècle est devenu une auberge de jeunesse de 123 lits. FT2E y a porté la plomberie, le chauffage, la ventilation et l’électricité, puis la coordination du système de sécurité incendie. L’eau chaude des dortoirs vient de deux chaudières gaz à condensation de 69,9 kW à préparateur intégré, qui délivrent chacune 348 L en dix minutes, sur un bouclage réglé branche par branche et équipé de points de prélèvement. Le système de sécurité incendie, de catégorie A, distingue seize zones de détection sur six niveaux pour une seule zone d’alarme et une seule zone de compartimentage : le bâtiment. Réception en 2024.

Lire le détail de l’affaire

Au 16 rue de l’Escale, entre la rue Saint-Léonard et la rue René Gautier, un immeuble du XVIIᵉ siècle occupe un angle du centre ancien de La Rochelle. Le programme y loge une auberge de jeunesse : des dortoirs et des chambres, un bar, un espace polyvalent, une cuisine — et le régime de sécurité qui s’attache à un établissement recevant du public la nuit.

L’enjeu : un ERP de nuit dans des murs anciens

Les deux cahiers des clauses techniques que nous avons rédigés portent le même intitulé : « Réhabilitation d’un immeuble XVIIe en une auberge de jeunesse 123 lits ». Le bâtiment compte six niveaux — un sous-sol, un rez-de-chaussée, un entresol, deux étages et des combles — répartis sur trois ailes que l’électricité désignera nord, ouest et sud. Le cahier des charges fonctionnel du système de sécurité incendie rappelle son classement : établissement recevant du public (ERP) de quatrième catégorie, de type O, avec des activités de type N et de type L.

Rien dans la mission ne vise un label : la référence est la réglementation thermique de l’existant, et le contrat exclut expressément tout calcul réglementaire de labellisation, la mission d’exécution et le test de perméabilité à l’air. Ce qui est demandé au bureau d’études, c’est de faire tenir dans des murs anciens les équipements d’un hébergement collectif — et de démontrer que l’établissement se met en sécurité. FT2E a contracté directement avec le maître d’ouvrage, la SCI du 16 rue de l’Escale, sur un projet de SMART Architecture, et par deux fois : une première proposition de mission pour les lots techniques en octobre 2021, une seconde pour la coordination du système de sécurité incendie un mois plus tard.

La solution : deux préparateurs pour la pointe du matin

Une auberge de jeunesse concentre ses besoins d’eau chaude : le puisage des 123 lits se tient sur une heure ou deux, le matin. Nous avons retenu deux chaudières au sol à condensation de 69,9 kW, chacune à préparateur sanitaire intégré — un échangeur et un ballon de 190 L en acier inoxydable, cuve dans cuve —, conduites en cascade par un régulateur suiveur. Chaque ballon délivre 348 L en dix minutes à 60 °C, 1 391 L sur la première heure et 1 252 L/h en continu. En amont, une station d’adoucissement sans rupture d’eau, 150 L de résine et un bac à sel de 150 kg ; en aval, un mitigeur thermostatique et son répartiteur de débit de boucle.

Le bouclage n’est pas seulement dimensionné, il est rendu réglable et contrôlable : une vanne de réglage thermostatique repérée et numérotée à l’extrémité de chaque branche, un thermomètre à doigt de gant et un point de prélèvement au droit de chacune, deux autres sur le départ et le retour du local technique, et une chute de température aller-retour limitée à 5 °C. Dans un hébergement collectif, la maîtrise du bouclage est une affaire sanitaire avant d’être une affaire de confort.

L’air est traité par deux réseaux distincts : l’extraction sanitaire, par des caissons de 360, 705 et 890 m³/h, et une ventilation de confort par des caissons de 340, 600 et 675 m³/h, dont les traversées sont protégées par des clapets à fusible de 72 °C. Les entrées d’air en menuiserie portent une exigence d’affaiblissement acoustique de 33 dB, pour un niveau de 30 dB(A) tenu dans les locaux. Le rafraîchissement vient d’une pompe à chaleur à détente directe à deux tubes, dont chaque unité intérieure porte un détecteur de présence. Le chauffage, lui, est électrique — des radiateurs rayonnants à inertie et des sèche-serviettes de 1 500 W, à détection d’absence et de fenêtre ouverte — mais il n’est pas laissé aux occupants : chaque corps de chauffe est commandé par fil pilote depuis la gestion technique centralisée.

L’électricité part d’un comptage au tarif C4 pour une puissance utile de 119 kVA, réserve de 20 % comprise, et se distribue en sept tableaux divisionnaires découpés par aile et par niveau plutôt que par usage. Le précâblage est en catégorie 6A, sur un répartiteur unique au rez-de-chaussée, et dessert les postes, les bornes sans fil, les caméras et les unités de traitement du contrôle d’accès.

Les particularités : seize zones de détection, une seule mise en sécurité

La seconde mission du bureau sur cette affaire est contractée à part, et elle couvre les trois phases : conception, réalisation, réception. Le système retenu est de catégorie A, avec un équipement d’alarme de type 1 en technologie adressable point par point ; la centrale est implantée dans le local de brassage du rez-de-chaussée, qui devra rester rapidement accessible aux secours.

La détection est fine. Onze zones de détection automatique découpent les six niveaux et, sur les trois qui portent des chambres, séparent les chambres, les autres locaux et les circulations ; cinq zones de déclencheurs manuels s’y ajoutent, une par niveau desservi, implantées au droit des sorties de secours et des accès aux escaliers, à 1,30 m au plus. Les combles et les vides de construction de plus de 80 cm sont détectés ; les sanitaires et les escaliers ne le sont pas. Les chambres accessibles aux personnes en situation de handicap reçoivent des flashs lumineux, chambre et salle d’eau, et l’établissement n’ayant pas de groupe électrogène, les blocs autonomes d’éclairage de sécurité sont complétés par des blocs pour habitation — BAES et BAEH —, mis à l’état de fonctionnement par le processus d’alarme.

La mise en sécurité, elle, ne connaît qu’une échelle. Le tableau de corrélation renvoie les seize zones vers une zone d’alarme unique — le bâtiment, sans temporisation — et dix d’entre elles, toutes les détections automatiques hors combles, vers une zone de compartimentage unique, le bâtiment encore. Deux fonctions restent hors du centralisateur : les exutoires des cages d’escalier, désenfumées naturellement par une commande manuelle sans raccordement au centralisateur, et les clapets coupe-feu du réseau de ventilation, autocommandés par fusible thermique — le compartimentage ne comptant qu’une zone, aucun recoupement n’est à commander. Le désenfumage des locaux est sans objet : aucun n’atteint 300 m².

C’est le même arbitrage que sur l’hôtel Yachtman, quai Valin, autre établissement de type O de la ville, où nous avons tenu les lots techniques et la coordination SSI, et l’inverse de celui du foyer du CDAIR à Saint-Martin-de-Ré, dont l’hébergement de personnes non autonomes impose au contraire huit zones de compartimentage.

Le résultat : une réception en avril 2024

Les études sont diffusées au printemps 2022 ; le chantier ouvre à l’automne. Le compte rendu du 9 avril 2024 annonce la réception du chantier et celle du lot courants forts et courants faibles pour la mi-avril, la commission de sécurité le 26 avril et l’ouverture de l’établissement dans la foulée. La mission s’achève avec l’assistance aux opérations de réception et la réception du système de sécurité incendie, à la fin du mois de juin.

Sur les deux lots qu’il a rédigés, le bureau avait estimé 536 315 € HT de travaux — 257 930 € pour la plomberie, la ventilation et la climatisation, 278 385 € pour l’électricité. Sa propre mission, coordination SSI comprise, se sera étalée sur deux ans et demi. C’est le même architecte que sur le parc Undertech, à La Pallice, livré la même année.

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