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fiche d’affaire — tertiaire / erp

Réhabilitation de l’ancien siège communautaire à Marennes-Hiers-Brouage

Marennes-Hiers-Brouage (17320) · livraison 2026

SCHÉMA DE PRINCIPE · ENVELOPPE, TRAVERSÉES, PRODUCTION Ancien siège communautaire L’enveloppe d’abord, la production ensuite, dans un bâtiment de 1970 resté en activité UNE ENVELOPPE CONTINUE, DES TRAVERSÉES TRAITÉES, UNE TOITURE QUI PRODUIT L’ENVELOPPE ET SES TRAVERSÉES LA PRODUCTION Double flux AIR NEUF · REJET SOUFFLAGE · REPRISE ÉTAGE RDC COMBLES Deux onduleurs UN PAR ORIENTATION 2 × 15 kVA RÉSEAU · REVENTE TOTALE COMPTAGE TRIPHASÉ 36 kVA 108 modules en surimposition 310 Wc PAR MODULE · SUR LES DEUX PANS Toiture, deux couches 220 mm ENTRE PANNES + 280 mm EN COMBLES U < 0,073 W/(m²·K) Ventilation double flux ÉCHANGEUR ROTATIF > 80 % BY-PASS MODULANT À 100 % FILTRATION F7 / M5 Menuiseries aluminium 1,30 W/(m²·K) AU PLUS DOUBLE VITRAGE ARGON · A3 28 BRISE-SOLEIL ORIENTABLES Plancher intermédiaire PONT THERMIQUE ENVELOPPÉ PAR L’ISOLANT EXTÉRIEUR Isolation par l’extérieur R ≥ 4,15 m²·K/W Appuis et suspentes sont à rupture de pont thermique, en matériaux composites, comme tout ce qui traverse une couche isolante. MARENNES-HIERS-BROUAGE · 530 m² · 2026
ENVELOPPE ET PRODUCTION 108 modules PV 33,48 kWc Revente totale au réseau Isolation R ≥ 4,15
MARENNES-HIERS-BROUAGE · 530 m² · 2026 Planche FT2E — coupe traversée
Planche FT2E — coupe traversée

performance

RT existant par éléments (arrêté du 22 mars 2017) · consommation conventionnelle ramenée de 187,7 à 7,2 kWhep/m²/an, production photovoltaïque déduite, pour 145,7 à respecter · 33,48 kWc en toiture

Un bâtiment de bureaux de 1970 que la Communauté de communes du Bassin de Marennes a choisi de réhabiliter plutôt que de quitter. Le groupement de maîtrise d’œuvre ne compte que deux cotraitants : SD Architectes pour l’architecture et l’économie, FT2E pour l’ensemble des lots techniques. Avec 530 m², l’opération reste sous le seuil de 1 000 m² et relève de la réglementation thermique par éléments. L’isolation se fait par l’extérieur, la ventilation passe en double flux, et 108 modules photovoltaïques totalisant 33,48 kWc sont posés en surimposition. La consommation conventionnelle tombe de 187,7 à 7,2 kWhep/m²/an, production déduite. Le chantier s’est tenu dans un bâtiment en activité ; la réception a été prononcée le 18 février 2026.

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L’ancien siège de la Communauté de communes du Bassin de Marennes est un bâtiment de bureaux de 1970, rue du Maréchal Foch, que la collectivité a choisi de réhabiliter plutôt que de quitter. Le groupement de maîtrise d’œuvre ne compte que deux cotraitants : SD Architectes, mandataire, pour l’architecture et l’économie ; FT2E pour l’ensemble des lots techniques. Marché public attribué par le conseil communautaire le 5 mars 2024 et notifié le 2 avril, il trouve son origine dans l’étude de faisabilité que les deux mêmes cotraitants avaient proposée le 26 mai 2023 et que la collectivité a commandée le 13 juin — celle par laquelle le dossier s’est ouvert chez FT2E.

L’enjeu : un bâtiment de 1970 sous le régime des travaux par éléments

Le programme tel que l’énonce l’étude de faisabilité tient en deux volets : la redistribution du rez-de-chaussée et de l’étage, et la rénovation thermique de l’enveloppe extérieure. Le bâtiment n’accueille pas de public — il relève du code du travail comme bâtiment recevant des travailleurs.

Trois paramètres décident du régime thermique applicable à une rénovation : la surface, la date de construction, le budget des travaux. Ici, c’est la surface qui tranche. Elle s’établit à 530,46 m² hors œuvre nette, pour 461,88 m² de surface utile — sous le seuil de 1 000 m² au-delà duquel s’applique la réglementation dite « globale », celle de l’arrêté du 13 juin 2008. C’est donc la réglementation thermique des bâtiments existants par éléments qui gouverne, celle de l’arrêté du 22 mars 2017 modifiant l’arrêté du 3 mai 2007 : une performance imposée à chaque isolant et à chaque équipement remplacé, assortie d’exigences de moyens — le régime dont relèveraient aussi, pour la même raison de surface, les travaux étudiés au restaurant scolaire de Villedoux.

Le calcul de consommation, lui, a été mené sur les deux états dès l’étude de faisabilité, en comparatif. La synthèse relève 187,7 kWhep/m²/an avant travaux, pour une valeur à respecter de 145,7.

La solution : l’enveloppe d’abord, la production ensuite

L’isolation se fait par l’extérieur, avec une résistance d’au moins 4,15 m²·K/W, quand la valeur minimale ouvrant droit aux certificats d’économies d’énergie est de 3,7. Ce choix règle en même temps le pont thermique du plancher intermédiaire, que l’isolant enveloppe. En toiture, deux couches se cumulent : 220 mm entre pannes et 280 mm en combles, soit des résistances d’au moins 6,25 et 8,0, pour un coefficient de transmission sous 0,073 W/(m²·K). Appuis et suspentes sont à rupture de pont thermique, en matériaux composites, comme tout ce qui traverse une couche isolante.

Les baies suivent. Les menuiseries aluminium sont demandées à 1,30 W/(m²·K) au plus, en double vitrage argon à couche peu émissive et en classe d’étanchéité A3, avec un facteur solaire d’au moins 0,40 en conditions d’hiver et d’au plus 0,50 en conditions d’été — 0,25 pour le hall d’entrée. S’y ajoutent 28 brise-soleil orientables, commandés localement et en centralisé depuis le lot électricité.

La ventilation passe en double flux. Une centrale monobloc installée en combles souffle et reprend 2 550 m³/h pour 674 W au calcul réglementaire ; son échangeur rotatif dépasse 80 % d’efficacité et dispose d’un by-pass modulant à 100 %, ce qui autorise le rafraîchissement gratuit de demi-saison. La filtration est en F7 sur l’air neuf et M5 sur l’extraction, les ventilateurs sont centrifuges à roue libre et à moteurs à commutation électronique, et le réseau est calorifugé sur tout son parcours, rejet et prise d’air neuf compris. Trois sondes de dioxyde de carbone, placées en reprise, pilotent des registres proportionnels dans la salle de réunion et les deux salles de formation : les locaux dont l’occupation est à la fois dense et intermittente sont les seuls à justifier une régulation qui la suive.

La plomberie sanitaire reste modeste et se greffe sur les réseaux existants : distribution en cuivre calorifugé, deux cabinets d’aisances accessibles aux personnes à mobilité réduite, un urinoir, un lave-mains et les attentes d’une kitchenette.

Le chauffage et le rafraîchissement ne changent pas de générateur : les groupes de climatisation existants sont conservés. Ce qui change, c’est leur régulation, reprise pour permettre le comptage de l’énergie, avec répartition au prorata des puissances installées, programmation hebdomadaire local par local, plages de consigne bornées à distance et remontée des défauts.

Le lot électricité redistribue 43 postes de travail et soixante prises réseau de catégorie 6A. L’éclairage est gradable en protocole d’adressage DALI et asservi à la détection de présence dans les bureaux, les circulations et les sanitaires ; l’éclairage de sécurité est en blocs autonomes à test intégré de 45 lumens, conformément à l’arrêté du 14 décembre 2011 applicable aux établissements soumis au code du travail. L’équipement d’alarme incendie de type 4 existant est conservé et complété.

Reste la production : 108 modules monocristallins de 310 Wc sont posés en surimposition sur la couverture, selon un procédé sous avis technique en cours de validité, pour une puissance installée de 33,48 kWc. Ils se répartissent sur les deux pans de la toiture, d’où deux onduleurs de 15 kVA — un par orientation — et un raccordement au réseau sur un comptage triphasé limité à 36 kVA, en revente totale, quand les modules de l’extension de la crèche de l’Oranger, à Périgny, sont autoconsommés.

Les particularités : les aides du Fonds vert

Le photovoltaïque n’était pas au dossier initial : il arrive après une décision du maître d’ouvrage liée aux aides du Fonds vert.

La production des 184 m² de modules entre au calcul thermique en déduction des consommations : la consommation conventionnelle du projet tombe à 7,2 kWhep/m²/an, pour une valeur à respecter de 145,7. Le gain affiché est de 96,15 %. Il ne mesure pas la sobriété de l’enveloppe seule — il mesure l’enveloppe et la production ensemble, ce que la méthode de calcul autorise et ce que le bâtiment fait réellement.

Le chantier, lui, s’est déroulé dans un bâtiment en activité, comme au siège de la RESE à Aigrefeuille-d’Aunis.

Le contrat de maîtrise d’œuvre nous confie une mission de base — avant-projet, projet, assistance aux marchés de travaux, visa, direction de l’exécution des contrats de travaux, assistance aux opérations de réception — augmentée d’une mission d’exécution partielle sur les lots fluides. C’est peu courant sur une opération de cette taille, et cela explique que les plans annexés à nos cahiers des charges soient des plans d’exécution, à charge pour les entreprises de les adapter à leur matériel définitif.

Le résultat : réception globale prononcée le 18 février 2026

Les opérations préalables à la réception se sont tenues le 28 janvier 2026. La réception globale des travaux et la levée des réserves ont été prononcées le 18 février 2026 : les épreuves prévues au marché ont été effectuées et jugées concluantes, les dossiers des ouvrages exécutés fournis. Le décompte général définitif du lot électricité a été arrêté le 26 février 2026.

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