fiche d’affaire — tertiaire / erp · coordination ssi
Extension et rénovation du foyer occupationnel du CDAIR à Saint-Martin-de-Ré
Saint-Martin-de-Ré (17410) · livraison 2024
performance
Chaufferie bois granulés 256 kW — quatre chaudières de 64 kW en cascade · ballon tampon de 2 500 litres · RT2012 sur l’extension : Bbio 67,8 pour un maximum de 79,2
À Saint-Martin-de-Ré, le CDAIR — foyer occupationnel et d’hébergement pour adultes en situation de handicap — a été étendu et rénové sans fermer : 56 chambres simples après travaux au lieu de 19 chambres doubles et 18 simples, huit zones de chantier, quatre phases reçues une à une par le coordinateur SSI. Au sein de la maîtrise d’œuvre d’ARCHITEM, FT2E a écrit les trois lots techniques et porté l’étude de faisabilité qui a fait basculer tout le site au bois : quatre chaudières à granulés de 64 kW en cascade, 256 kW en tout, un ballon tampon de 2 500 litres, un réseau enterré vers les trois sous-stations du foyer, de son extension et de la maison de retraite — chaque départ compté. L’extension est conforme RT2012, avec 14 % de marge sur le besoin bioclimatique.
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À Saint-Martin-de-Ré, le Centre départemental d’accueil de l’île de Ré (CDAIR) héberge des adultes en situation de handicap : un foyer occupationnel et d’hébergement de 56 résidents, une maison de retraite spécialisée de onze chambres, un accueil de jour. L’établissement a été étendu et rénové sans interrompre l’accueil — et, à la faveur du chantier, tout le site a basculé au chauffage au bois.
L’enjeu : dédoubler les chambres d’un lieu de vie qui ne ferme pas
Le foyer logeait 56 résidents dans 19 chambres doubles et 18 chambres simples. Le programme — celui d’un établissement public autonome, assisté de la SEMDAS comme mandataire — visait d’abord la dignité du logement : après travaux, 56 chambres simples sur deux niveaux. S’y ajoutent une salle de repas agrandie, une cuisine et un espace administratif étendus, un atelier bois, dix places de stationnement — huit zones de travaux en tout, sur une parcelle de 5 866 m², dans un établissement recevant du public de type J, quatrième catégorie, occupé du premier au dernier jour. La maîtrise d’œuvre réunit ARCHITEM, architecte mandataire à Sainte-Marie-de-Ré, le bureau d’études structure ATLANTEC et FT2E pour les lots techniques, en mission de base avec études d’exécution.
La solution : l’étude de faisabilité qui a fait basculer le site au bois
La mission commence par un pas de côté. Au titre de l’appel à projets régional Chaleur renouvelable de Nouvelle-Aquitaine, la SEMDAS confie à FT2E, en mai 2020, une étude de faisabilité portant sur une chaufferie biomasse et une production d’eau chaude solaire. À la suite d’une étude en coût global, la solution retenue à l’avant-projet dépasse le périmètre de l’extension : un chauffage au bois à l’échelle de tout le CDAIR, l’eau chaude sanitaire solaire, des sanitaires adaptés supplémentaires — et un coût d’objectif arrêté à 2 076 401 € HT. FT2E écrit alors les trois lots techniques du dossier de consultation : électricité courants forts, courants faibles et SSI ; plomberie, chauffage, climatisation, ventilation et désenfumage ; cabines de salles d’eau préfabriquées.
La chaufferie neuve, adossée à la salle de repas, aligne quatre chaudières à granulés de 64 kW en cascade — 256 kW en tout — pour ajuster la puissance au juste besoin et garder un secours : la régulation enclenche les générateurs à la demande et permute leurs priorités afin de vider l’intégralité du silo. Un ballon tampon de 2 500 litres découple la production ; la pièce de réserve attenante, à plans inclinés et vis d’extraction, se remplit par quatre bouches à raccord pompier. De là, un réseau enterré pré-isolé dessert trois sous-stations — le foyer existant, raccordé par échangeur à plaques, l’extension et la maison de retraite — et chaque départ porte un compteur d’énergie à ultrasons, reporté sur l’automate de la chaufferie avec son historique mensuel.
Les particularités : quatre phases sous un SSI qui ne baisse jamais la garde
L’établissement dort sur place. Le chantier est découpé en quatre phases, et le cahier des charges du SSI l’écrit sans détour : la sécurité incendie du bâtiment ne doit pas être dégradée pendant les travaux — bascules et mesures compensatoires à chaque étape. FT2E tient ici les deux faces du métier : auteur du lot électricité qui étend le système existant, et coordinateur SSI qui réceptionne les installations à la fin de chacune des quatre phases. Après travaux, le système de catégorie A à alarme de type 1, adressable, couvre l’ensemble : une zone d’alarme, huit zones de compartimentage, neuf zones de désenfumage dont trois mises en surpression d’escalier ; la détection s’étend à tous les locaux, combles compris, et l’appel malade de la maison de retraite est recréé. Autre particularité, les salles d’eau des 56 chambres arrivent en cabines préfabriquées, posées puis raccordées sur les attentes des lots — le volume d’eau chaude entre l’attente et le puisage est limité à 1,25 litre. Enfin, l’installateur du lot chauffage a confié à FT2E ses études d’exécution CVC — déperditions, réseaux, réservations, schémas des sous-stations —, comme à l’École des douanes de La Rochelle.
Le résultat : une extension conforme, des consommations comptées
Sur l’extension — 814,64 m² de surface thermique au sens de la RT2012 —, le calcul conclut à la conformité avec un besoin bioclimatique de 67,8 pour un maximum de 79,2, soit 14 % de marge. Le chantier, ouvert au printemps 2021, atteint sa réception au printemps 2023 : la liste des réserves est dressée mi-mai, les derniers travaux suivis jusqu’à l’automne. Une seconde phase — reprise des salles de bains de l’existant, mise aux normes du désenfumage du hall d’entrée, amélioration de l’espace administratif — est confiée au même groupement en 2024. Comme à la mairie des Portes-en-Ré, l’établissement n’a pas fermé un jour ; et depuis la bascule au bois, les compteurs posés sur chaque départ donnent à l’exploitant des consommations lisibles, circuit par circuit.
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