fiche d’affaire — tertiaire / erp
Étude notariale du boulevard Joffre — bureaux neufs à La Rochelle
La Rochelle (17000) · livraison 2026
performance
RE2020 · Cep −20,3 % · Bbio conforme à un dixième de point près
Boulevard Joffre, à La Rochelle, une étude notariale a fait construire ses propres bureaux : trois niveaux, un ascenseur, 381 m² pour l’accueil du public, les collaborateurs et les associés. FT2E intervient sur l’étude thermique et les trois lots techniques, de la faisabilité énergétique jusqu’à la réception. La parcelle urbaine est étroite et le bâtiment doit l’enjamber : le plancher du premier étage passe au-dessus d’un passage voiture, et se traite comme un plancher sur l’extérieur. Le besoin bioclimatique ressort à 95,9 points pour un maximum de 96, soit un dixième de point de marge : la conformité s’est jouée sur la seule enveloppe.
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Boulevard Joffre, à La Rochelle, une étude notariale a fait construire ses propres bureaux : trois niveaux, un ascenseur, 381 m² pour l’accueil du public, les collaborateurs et les associés. FT2E y intervient sur l’étude thermique réglementaire et les trois lots techniques, du calcul de faisabilité énergétique jusqu’à la réception. Le chantier, ouvert le 2 décembre 2024, a été réceptionné en mars 2026.
L’enjeu : loger une étude notariale sur une parcelle contrainte
Le programme est celui d’une entreprise qui construit pour elle-même, et qui sait exactement comment elle travaille : au rez-de-chaussée l’accueil, le sas et la salle d’attente, avec le bureau du comptable ; au premier étage cinq bureaux, la baie de brassage et les sanitaires ; au second trois bureaux et la salle de réunion, ouverts sur une terrasse accessible. Soit 110, 151 et 119 m² utiles empilés sur une parcelle urbaine étroite, que le bâtiment doit enjamber : le plancher du premier étage passe au-dessus d’un passage voiture, et se traite donc comme un plancher sur l’extérieur. Le permis ayant été déposé après le 1ᵉʳ juillet 2022, l’opération relève de la RE2020 au titre de l’usage bureaux, avec ses six indicateurs et son plafond carbone. Le site est classé en zone de bruit BR3, et le calcul retient des locaux climatisés.
La solution : un contrat direct et trois lots tenus de bout en bout
L’étude notariale a retenu FT2E elle-même, sur une proposition de mission signée le 15 janvier 2024 — une mission de base augmentée des quantités, sur le chauffage-ventilation, la plomberie sanitaire et l’électricité, aux côtés de l’agence UBIK et du BET structures SETTEC. La mission commence avant le permis, par une étude de faisabilité énergétique qui compare les solutions envisageables — thermodynamique, solaire thermique — à une solution de référence, et les chiffre en surcoût d’investissement, en écarts de consommation et d’émissions, et en temps de retour. Elle se poursuit par le calcul réglementaire, par l’analyse du cycle de vie (ACV) des lots fluides et électricité, puis par les pièces de consultation, le visa des études d’exécution et le suivi des travaux. Côté équipements, les bureaux sont chauffés et rafraîchis par un système à débit de réfrigérant variable : une seule unité extérieure, 154 m de liaisons frigorifiques et douze unités gainables de 2,2 à 3,6 kW, soit 33,6 kW en froid et 38 kW en chaud. L’ensemble est piloté par télécommandes filaires et régulation centralisée. L’air est renouvelé par une centrale double flux à débit variable, asservie à deux sondes de CO₂ posées en gaine : la ventilation suit l’occupation réelle des bureaux plutôt qu’un débit forfaitaire. La baie de brassage reçoit sa propre climatisation.
Les particularités : un besoin bioclimatique à un dixième de point du plafond
Le calcul réglementaire renvoie à la géométrie de la parcelle. Le besoin bioclimatique — l’indicateur qui ne dépend que de la forme, de l’enveloppe et du climat, jamais des équipements — ressort à 95,9 points pour un maximum de 96 : un dixième de point de marge. L’extension de la crèche de l’Oranger, à Périgny, a connu la même étroitesse sous la RT2012, à 99,40 points pour un maximum de 100. La conformité s’est donc jouée sur la seule enveloppe, portée partout où elle pouvait l’être : 180 mm d’isolant intérieur sur les murs, 140 mm de polyuréthane au dernier étage, 200 mm en toiture-terrasse, 480 mm de laine de verre sous les combles, rupteurs de ponts thermiques à chaque plancher intermédiaire et isolation de la cage d’ascenseur, fosse comprise. Ce que l’enveloppe ne pouvait pas gagner, les systèmes l’ont repris. Autre particularité, contractuelle celle-là : en janvier 2025, c’est l’entreprise titulaire du lot chauffage-ventilation qui a commandé à FT2E le calcul des déperditions de tous les locaux pièce par pièce selon la norme EN 12831, ainsi que les charges et apports thermiques — une prestation que le marché met à sa charge, et qu’elle a préféré confier à FT2E, concepteur de l’installation. Le même mécanisme a joué rue du Jura, à La Rochelle, où l’installateur titulaire nous a confié le calcul des charges de l’École des douanes.
Le résultat : conforme sur les indicateurs calculés
Le projet est déclaré conforme à la RE2020 au stade des études de projet : besoin bioclimatique de 95,9 points sous le plafond de 96, consommation d’énergie primaire de 72,90 kWhep/m²/an pour une exigence à 91,50, part non renouvelable à la même valeur, pour un maximum de 80,70, impact carbone de l’énergie de 85,60 kg éq. CO₂/m² pour un plafond de 215,30, et un confort d’été mesuré à 497,9 degrés-heures là où la réglementation en tolère 1 150. Les opérations préalables à la réception étaient annoncées pour la mi-décembre 2025. La levée de l’ensemble des réserves des lots fluides a été prononcée en mars 2026 : l’aménagement intérieur a légèrement repoussé la mise en œuvre de certains équipements, et leur intégration y a gagné.
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