fiche d’affaire — tertiaire / erp
Commerces et services de la place des Chênes Verts, Saint-Rogatien
Saint-Rogatien (17220) · livraison 2026
performance
RE2020 (agence postale) et RT2012 (commerces) · Cep −12 % et −46 %
À Saint-Rogatien, la commune a démoli les vestiaires de son stade pour construire à leur emplacement un bâtiment de cinq locaux — une agence postale, trois cellules commerciales et le club-house du terrain de football — et requalifier la place qui les dessert. FT2E porte l’étude thermique et deux lots techniques. Chaque local est autonome : son comptage électrique, sa pompe à chaleur, sa ventilation, son ballon d’eau chaude, son alarme. Un bâtiment, mais deux calculs réglementaires : l’agence postale relève de la RE2020 au titre des bureaux, les commerces restent sous la RT2012. Les deux concluent avec des marges nettes.
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À Saint-Rogatien, dans l’agglomération de La Rochelle, la commune a démoli les vestiaires de son stade pour construire à leur emplacement un bâtiment de cinq locaux — une agence postale, trois cellules commerciales, le club-house du terrain de football — et requalifier la place des Chênes Verts qui les dessert. FT2E porte les fluides au sein de la maîtrise d’œuvre réunie autour de l’agence Blanchard Tétaud Blanchet : l’étude thermique réglementaire et deux lots techniques, électricité et chauffage-ventilation-plomberie. Le chantier, ouvert le 18 novembre 2024, entrait en phase de mise en service fin 2025.
L’enjeu : recomposer un morceau de centre-bourg
La place des Chênes Verts s’étire en centre-bourg le long de la rue de La Rochelle, à 300 m à l’est de la mairie. Elle dessert une copropriété de commerces et de cabinets médicaux, la salle du Centre Municipal de Rencontre et, en fond de parcelle, les vestiaires vieillissants du stade. Le programme arrêté par la commune en octobre 2023 tranche dans ce tissu : vendre les locaux médicaux à leurs occupants, démolir les vestiaires et bâtir sur leur emprise un ensemble neuf réunissant l’agence postale, l’ostéopathe à reloger, des cellules commerciales, le club-house et des sanitaires publics automatiques. La parcelle est classée en zone UL du plan local d’urbanisme intercommunal, qui plafonne la hauteur à 8 m, impose un coefficient de biotope de 30 %, dont 70 % en pleine terre, et interdit de rejeter les eaux de pluie ailleurs que dans le sol de la parcelle. La place elle-même, quelque 2 000 m², est requalifiée dans la même opération — sa désimperméabilisation et sa renaturalisation relèvent du BET infrastructure du groupement.
La solution : cinq locaux, cinq installations autonomes
Le bâtiment dessiné par l’agence Blanchard Tétaud Blanchet se déplie en plan brisé autour de la place : agence postale de 43,08 m², trois locaux libres de 39,21 à 49,88 m², club-house de 66,23 m² — 247 m² de locaux, sous des combles isolés par 400 mm de laine de verre, derrière des murs en blocs doublés de 160 mm d’isolant intérieur, sur un plancher de terre-plein isolé par 100 mm sous chape. FT2E a rédigé les deux lots techniques sur un principe simple : chaque local est autonome. Il reçoit son propre comptage électrique — 9 kVA en monophasé, 36 kVA en triphasé pour la cellule destinée à la restauration —, sa pompe à chaleur air-air en multisplit à trois cassettes, sa ventilation mécanique contrôlée simple flux, son ballon d’eau chaude électrique de 50 litres, son alarme incendie de type 4 et son enseigne. L’agence postale ajoute un répartiteur voix-données-images et une centrale anti-intrusion. Hors bâtiment, le lot chauffage reprend la chaufferie de la salle municipale voisine : la chaudière existante y est déposée, stockée pendant les travaux, puis remise en service à côté d’une chaudière neuve installée dans l’ancien local matériel.
Les particularités : deux réglementations thermiques sous un même toit
Un bâtiment, deux calculs. Le permis ayant été déposé après le 1ᵉʳ juillet 2022, l’agence postale relève de la RE2020 au titre de l’usage bureaux, comme les bureaux neufs de l’étude notariale du boulevard Joffre ; les quatre autres locaux, en usage commerce, n’entrent pas dans le champ de la nouvelle réglementation à la date de l’étude et restent soumis à la RT2012, comme l’extension de la crèche de l’Oranger à Périgny. FT2E a donc conduit deux études réglementaires distinctes sur une seule enveloppe : six indicateurs et un plafond carbone d’un côté, trois exigences de l’autre, avec des règles de calcul qui ne se recouvrent pas. La conséquence la plus concrète se lit sur l’étanchéité à l’air. L’agence postale est tenue à 0,80 m³/(h·m²) sous 4 Pa et devra le prouver par une mesure en fin de chantier, quand les commerces s’en tiennent à la valeur par défaut de 3,0 m³/(h·m²), sans test — deux niveaux d’exigence à faire tenir dans une maçonnerie continue, que les entreprises exécutent d’un seul tenant. Le confort d’été se scinde de la même façon : degrés-heures d’inconfort d’un côté, température intérieure conventionnelle de l’autre.
Le résultat : conforme des deux côtés
Les deux calculs concluent avec des marges nettes. Côté RE2020, l’agence postale affiche 91,3 kWhep/m²/an de consommation d’énergie primaire pour un maximum de 103,8, un besoin bioclimatique de 113,7 points sous le plafond de 116,4, un impact carbone de l’énergie de 112,4 kg éq. CO₂/m² pour une exigence à 244,3, et un confort d’été mesuré à 360,4 degrés-heures là où la réglementation en tolère 1 150. Côté RT2012, les commerces ressortent à 310,4 kWhep/m²/an pour un maximum de 578,7, avec un besoin bioclimatique inférieur de 45 % à l’exigence. Aucune labellisation n’était recherchée. Les travaux ont démarré le 18 novembre 2024 pour seize mois.
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