fiche d’affaire — logements
ÉcoQuartier de L’Houmeau, seize logements sociaux à l’énergie individualisée
L’Houmeau (17137) · livraison 2025
performance
RE2020 · certification BEE (Prestaterre), exigence −10 % sur Bbio, Cep et Cep,nr · Cep calculé −27 % et −28,7 %
À L’Houmeau, sur la première tranche de l’écoquartier, l’office public de l’habitat construit seize logements locatifs sociaux en deux bâtiments d’un étage. La charte du quartier impose la RE2020, les matériaux biosourcés et le recours au solaire ; la réponse technique individualise l’énergie : treize chaudières gaz à condensation avec comptage par logement, une pompe à chaleur double service pour le T4, deux T1 électriques à chauffe-eau thermodynamique — et 3 000 Wc photovoltaïques en huit modules à micro-onduleur, en autoconsommation dans les logements de l’étage. FT2E porte l’étude thermique, l’électricité et le chauffage-ventilation, en mission complète avec études d’exécution. Consommations calculées 27 et 28,7 % sous les plafonds ; réception le 30 juin 2025.
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À L’Houmeau, aux portes nord de La Rochelle, l’office public de l’habitat construit la première tranche de la zone d’aménagement concerté (ZAC) ÉcoQuartier : seize logements locatifs sociaux en deux bâtiments d’un étage, avenue Simone Veil, sur le secteur de Monsidun. FT2E est le bureau d’études fluides de la maîtrise d’œuvre réunie autour de l’agence Blanchard Tétaud Blanchet — mission de base avec études d’exécution, diagnostic de performances énergétiques, et deux lots écrits de bout en bout : l’électricité courants forts et faibles, photovoltaïque compris, et la plomberie-chauffage-ventilation.
L’enjeu : un lot d’écoquartier, seize logements et une charte
L’office consulte pour une maîtrise d’œuvre complète sur ce terrain viabilisé par l’aménageur de la ZAC. Le programme tient en peu de lignes et engage beaucoup : une quinzaine de logements locatifs — quinze au minimum, un seizième admis sans dépasser 979 m² de surface de plancher —, une mixité de financements où les prêts locatifs aidés pèsent au moins trente pour cent, et le cahier des prescriptions de la charte ÉcoQuartier : la RE2020, un taux de matériaux biosourcés de 18 kg/m² de surface de plancher, une perméabilité à l’air sous 0,8 m³/(h·m²) et le recours à l’énergie solaire.
La réponse du groupement pose deux bâtiments d’un rez-de-chaussée et un étage — six logements pour 357,90 m² habitables, dix pour 585,60 m² — soit deux T1, deux T2, onze T3 et un T4 : neuf logements de plain-pied avec jardin, sept à l’étage desservis par coursives. L’enveloppe fait le premier travail : brique de 20 cm doublée de 16 cm de laine, combles soufflés à 40 cm, planchers sur terre-plein isolés sous chape, menuiseries PVC sous 1,40 W/m²·K — les besoins bioclimatiques calculés sortent 12,2 % et 14,7 % sous les plafonds des deux bâtiments.
La solution : à chaque typologie sa production
Il n’y a ni chaufferie commune ni colonne de chauffage dans l’opération : chaque logement porte sa production, dimensionnée à sa typologie. Treize logements — les T2 et les T3 — reçoivent une chaudière murale gaz à condensation individuelle : 18,5 kW en pointe, un rendement de 108,1 % sur pouvoir calorifique inférieur à charge partielle, l’eau chaude par micro-accumulation à 12 l/min, une ventouse individuelle. Le gaz arrive du réseau public par deux branchements, monte en colonnes préfabriquées suivant l’ATG B600 et se compte logement par logement en gaine palière. Le T4 reçoit une pompe à chaleur air/eau double service — 4,82 kW à −7 °C extérieurs, ballon de 190 litres intégré au module intérieur — et les deux T1 s’équipent en électricité directe, panneaux rayonnants et sèche-serviettes, avec un chauffe-eau thermodynamique de 100 litres sur air extérieur. Partout, des radiateurs à eau basse température — régimes d’eau 60/45 °C et 50/45 °C selon la typologie — alimentés par nourrices depuis le placard technique, et une ventilation hygroréglable individuelle : seize groupes, seize sorties de toiture, des bouches temporisées à détection dans les salles de bains.
Les particularités : la part de toiture de chacun
La charte demandait le recours au solaire. En surimposition sur les tuiles, 3 000 Wc se répartissent en huit modules de 375 Wc, et chaque module porte son propre micro-onduleur. Les panneaux permettent une autoconsommation individuelle, là où le pôle commercial de Fors organisait au même moment une autoconsommation collective à l’échelle d’un bourg. La même logique court dans toute l’opération : le gaz compté par logement, l’eau froide sous-comptée à chaque entrée, les consommations affichées sur le régulateur d’ambiance — dans un parc locatif social, la facture d’énergie de chacun ne dépend que de lui. Le calcul réglementaire valide l’ensemble dix pour cent sous les exigences, pour une certification « BEE » instruite par Prestaterre : les consommations d’énergie primaire sortent 27 % et 28,7 % sous les plafonds, et la perméabilité à l’air est prise à 0,80 et 0,75 m³/(h·m²), mesures d’étanchéité intermédiaire et finale à l’appui.
Le résultat : livrés à l’été 2025
La réception est prononcée le 30 juin 2025, hors voiries et espaces verts, et les seize logements rejoignent le parc locatif de l’office. Après Maubec, dessiné avec la même agence pour le même office, l’ÉcoQuartier de L’Houmeau ajoute aux logements du bureau une opération où l’étude thermique, l’électricité et le chauffage-ventilation déclinent une seule idée : l’énergie se conçoit, se produit et se paie logement par logement.
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