fiche d’affaire — logements
Résidence intergénérationnelle de 21 logements à Saint-Agnant
Saint-Agnant (17620) · livraison 2026
performance
RE2020 · Cep 84,8 kWhep/m²/an · 18 % sous l’exigence
À Saint-Agnant, la Foncière d’Habitat et Humanisme a construit une résidence intergénérationnelle de 21 logements sociaux, rue du Collège, en plein centre-bourg. Une telle résidence ne se résume pas à une addition d’appartements : la salle commune et sa cuisine sont placées au cœur du bâtiment, les circulations sont étudiées pour favoriser les croisements entre résidents, et les logements des personnes âgées sont adaptés. FT2E porte l’étude thermique et trois lots techniques, dont le photovoltaïque, traité en lot de travaux autonome — fait peu courant à cette taille. Le calcul conclut à la conformité RE2020 sur les six indicateurs.
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À Saint-Agnant, en Charente-Maritime, la SCA Foncière d’Habitat et Humanisme construit une résidence intergénérationnelle de 21 logements sociaux, rue du Collège, en plein centre-bourg. FT2E porte les fluides au sein de la maîtrise d’œuvre réunie autour de l’agence Sébastien Pellereau : l’étude thermique RE2020 et trois lots techniques — électricité, photovoltaïque et plomberie-ventilation. La livraison du chantier a eu lieu à la mi-2026.
L’enjeu : des logements qui font se croiser les générations
Le programme d’Habitat et Humanisme tient en une phrase : construire, sans démolition préalable, 21 logements — 8 T1 de 25 m², 10 T2 de 37,5 m² et 3 T3 de 50 m² — sur un terrain de 3 900 m² situé à proximité des collèges, écoles et commerces. Au calcul réglementaire, 769,74 m² habitables, auxquels s’ajoute un espace commun d’une centaine de mètres carrés en rez-de-chaussée. Car une résidence intergénérationnelle ne se résume pas à une addition d’appartements : le cahier des charges du mouvement place la salle commune et sa cuisine conviviale au cœur du bâtiment, étudie les circulations pour favoriser les croisements entre résidents, et adapte les logements des personnes âgées — douches extra-plates, prises en hauteur, contrastes de couleur sur les portes. Le même souci commande les arbitrages de l’habitat inclusif de Salignac-sur-Charente, des barres de relèvement à la hauteur des sèche-serviettes. Permis déposé après le 1ᵉʳ janvier 2022 : l’opération relève de la RE2020, qui ajoute aux exigences énergétiques un plafond d’empreinte carbone de la construction.
La solution : une enveloppe mixte, des systèmes simples et comptés
Au sein du groupement de maîtrise d’œuvre — mission loi MOP avec études d’exécution et OPC, aux côtés du BET structure Atlantec et de l’économiste MOE 17 —, FT2E a conduit le calcul réglementaire du projet dessiné par l’agence Sébastien Pellereau : un bâtiment en rez-de-chaussée plus un étage qui marie maçonnerie en blocs rectifiés et murs à ossature bois bardés (145 + 60 mm d’isolant), sous des combles isolés par 595 mm d’isolant posé en deux couches. Les trois lots techniques rédigés par le bureau équipent chaque logement d’un ballon d’eau chaude thermodynamique individuel sur air extrait — 18 ballons de 100 litres, 3 de 200 litres —, d’un chauffage électrique par panneaux rayonnants et d’une ventilation hygroréglable collective ; l’espace commun reçoit sa propre centrale double flux. Le lot électricité complète l’ensemble : précâblage voix-données-images, contrôle d’accès Vigik, détecteurs de fumée, alarme incendie et borne de recharge pour véhicule électrique. Autant de charges comptées logement par logement, comme l’exige le bailleur.
Les particularités : un lot photovoltaïque à part entière
Fait peu courant sur une opération de cette taille, le photovoltaïque constitue un lot de travaux autonome. À Néréa, à Aytré, le photovoltaïque relève au contraire du lot électricité. Panneaux, onduleur, protections et arrêt d’urgence alimentent les services généraux de la résidence, et le calcul réglementaire en mesure l’effet : l’espace commun affiche une consommation d’énergie primaire de −221,8 kWhep/m²/an pour un plafond de 90 — la production dépasse les besoins de la zone. La mission s’est étirée au rythme du projet : dossier photovoltaïque repris en juillet 2024, dossier marché en octobre 2024, puis reprise du calcul RE2020 en février 2025 pour valider une variante de l’entreprise de gros œuvre sur les ponts thermiques des planchers. En septembre 2025, le bureau a contrôlé les entrées d’air logement par logement — quatorze observations annotées sur les plans d’exécution, transmises aux entreprises.
Le résultat : conforme RE2020 sur les six indicateurs
Le calcul de conformité conclut avec des marges nettes : besoin bioclimatique de 54,4 points pour un maximum de 70,5 (23 % de mieux), consommation d’énergie primaire de 84,8 kWhep/m²/an pour une exigence à 103,6 (18 %), impact carbone de la construction de 758,6 kg éq. CO₂/m² sous le plafond de 777,4, et un confort d’été mesuré à 790,4 degrés-heures pour une limite à 1 250. Sur le terrain, les travaux démarrés le 10 octobre 2024 mobilisent 19 lots ; les panneaux photovoltaïques sont posés depuis juin 2025.
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